Louise Arnette (2000), obtient son DNSEP en 2024 à l’École Nationale Supérieure d’Art de Bourges. Elle vit et travaille actuellement à Henrichemont (18250).
Issu des territoires ruraux, je sillonne ces mondes afin d’en présenter leurs complexités. Par la récolte de témoignages, le montage sonore, l’écriture, la réécriture, le découpage et le remontage de texte, par le biais d’installations sonores, de performances et d’éditions, je cherche à archiver les mémoires, les récits et le quotidien de ces vies multiples, toujours tinté de mon propre regard. La poétique des récits me permet, en creux, de saisir les enjeux politiques qui parcourent ces mondes.
Afin d’être au plus près de ces réalités, je m’engage dans des processus au long cours en travaillant chez des agriculteurs, des pépiniéristes, en participant activement à la vie associative des villages, afin de restituer mon regard, forgé par celui, multiples, de celles et ceux que je côtoie. En emmagasinant chacune de ces expériences, en apprenant des gestes ou des métiers qui sont parfois voués à disparaître, en dialoguant avec ces gens qui m’ouvrent leur porte, en observant le vivant, je deviens à la
fois actrice et témoin privilégié de ces mondes en perpétuelle évolution.
Ma pratique d’artiste est étroitement liée à ma pratique de médiatrice culturelle. Cette deuxième casquette me permet d’être au plus près des œuvres et des publics, notamment des publics non-spécialistes des mondes de l’art, que j’accompagne aux enjeux de la création contemporaine par le bais de « visites dialoguées » ; le regard que posent ces publics sur les œuvres me permet en retour d’interroger ma propre pratique plastique.